Mise à jour le 25 septembre 2026 · Par Mathieu · Notre méthode et nos sources
En octobre, vous pouvez ramasser la plupart des grands comestibles d’automne : cèpes, girolles, trompettes de la mort, chanterelles en tube, pieds de mouton, coulemelles, lactaires délicieux, rosés des prés et, dans le Sud, amanites des Césars. C’est souvent le mois le plus riche de l’année. C’est aussi, selon l’Anses, le mois qui compte le plus d’intoxications : l’amanite phalloïde, les petites lépiotes, les cortinaires mortels et la galère marginée poussent en même temps que les bons champignons. Ce guide vous indique quoi chercher, où, et surtout avec quoi ne pas confondre.
⚠️ Les règles de base de l’Anses
Ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement. Séparez les espèces dans un panier (jamais de sac plastique). Faites vérifier votre récolte par un pharmacien ou une association mycologique, sans vous fier aux applications. Photographiez votre cueillette avant cuisson. Ne mangez jamais de champignons sauvages crus, cuisez-les 20 à 30 minutes et n’en donnez pas aux jeunes enfants. En cas de troubles après un repas : 15 ou centre antipoison.

Sommaire
- Les comestibles d’octobre en un tableau
- Les cèpes
- Girolles et chanterelles en tube
- Trompettes de la mort
- Pieds de mouton
- Coulemelles et rosés des prés
- Lactaires délicieux
- Amanite des Césars : prudence absolue
- Les champignons toxiques et mortels d’octobre
- La météo qui fait pousser les champignons
- Cueillette et conservation
- Idées de recettes
- Questions fréquentes
Quels champignons ramasser en octobre ? Le tableau
| Champignon | Où le chercher | Confusion dangereuse à éviter |
|---|---|---|
| Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) | Chênes, hêtres, châtaigniers, épicéas, sapins ; lisières et clairières, sol acide | Bolet de fiel (amer), bolet de Satan (pores rouges) |
| Cèpe des pins (Boletus pinophilus) | Pins, sapins, épicéas, souvent en montagne | Bolet de fiel |
| Cèpe d’été (Boletus reticulatus) | Chênes, hêtres ; petit second pic en octobre | Bolet de fiel |
| Bolet bai (Imleria badia) | Conifères et châtaigniers, sol acide | Peu de confusion grave |
| Girolle (Cantharellus cibarius) | Feuillus et résineux, sol acide, mousse, talus | Clitocybe de l’olivier (toxique), fausse girolle |
| Chanterelle en tube (Craterellus tubaeformis) | Bois humides de feuillus ou de conifères, mousse, près du bois pourri | Cortinaire très joli (mortel), léotie lubrique |
| Trompette de la mort (Craterellus cornucopioides) | Hêtraies, chênaies, châtaigneraies ; litière de feuilles, sol argileux | Pas de sosie dangereux courant |
| Pied de mouton (Hydnum repandum) | Feuillus et conifères humides, souvent sur sol calcaire | Pas de sosie toxique (aiguillons) |
| Coulemelle (Macrolepiota procera) | Prairies, lisières, talus | Lépiote vénéneuse, petites lépiotes (mortelles) |
| Rosé des prés (Agaricus campestris) | Prairies pâturées par chevaux ou vaches | Amanites blanches (mortelles), agaric jaunissant |
| Lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) | Uniquement sous les pins | Lactaire à toison (lait blanc) |
| Russule charbonnière (Russula cyanoxantha) | Forêts de feuillus | Amanite phalloïde (mortelle) |
| Laccaire améthyste (Laccaria amethystina) | Bois humides de feuillus et de conifères | Cortinaires violets, mycènes |
| Amanite des Césars (Amanita caesarea) | Chênes et châtaigniers, surtout dans le Sud | Amanite tue-mouches, amanites mortelles à l’état d’« œuf » |
La présence d’une espèce dépend de la région, de l’altitude et surtout de la pluie de l’année. Ce tableau indique ce qui peut pousser en octobre en France, pas ce que vous trouverez à coup sûr.
Les cèpes, rois de l’automne

Octobre est souvent le meilleur mois pour les cèpes. On en distingue quatre espèces nobles, toutes comestibles : le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), le cèpe des pins (Boletus pinophilus), le cèpe d’été (Boletus reticulatus, ancien nom B. aestivalis) et le cèpe bronzé (Boletus aereus). Le « cèpe des sapins », que l’on cherche souvent en ligne, est le cèpe de Bordeaux qui pousse sous les sapins et les épicéas.
Où poussent les cèpes ?
Le cèpe vit en association avec les racines des arbres (on parle de mycorhize). Cherchez-le sous les chênes, hêtres, châtaigniers, épicéas et sapins, plutôt sur sol acide, et de préférence en lisière ou dans les clairières plutôt qu’en sous-bois très sombre. Le cèpe des pins préfère les pins et les forêts de montagne.
Comment reconnaître un cèpe
- Sous le chapeau, des pores (une éponge) et non des lames. Ils sont blancs chez le jeune, puis jaunes, puis vert olive. Ils ne sont jamais rouges ni orangés.
- Un pied ventru, orné d’un fin réseau blanc ou brun clair en relief.
- Une chair blanche qui ne bleuit pas à la coupe.
- Chez le cèpe de Bordeaux, un liseré blanc au bord du chapeau et un réseau limité au haut du pied. Chez le cèpe d’été, un chapeau plus sec et un réseau qui descend souvent jusqu’à la base.
Les confusions à connaître
Le bolet de fiel (Tylopilus felleus) ressemble à s’y méprendre à un cèpe. Il n’est pas toxique, mais son amertume gâche tout un plat. Il se trahit par des pores qui deviennent rosés et un réseau brun foncé à grosses mailles sur le pied. Le bolet de Satan (Rubroboletus satanas), toxique, a un chapeau blanchâtre, des pores rouges, un pied rouge et une chair qui bleuit ; c’est surtout une espèce de fin d’été, sur sol calcaire.
Girolles et chanterelles en tube

La girolle
La girolle (Cantharellus cibarius), ou chanterelle, a un chapeau de 4 à 10 cm, jaune pâle à jaune d’œuf, qui se creuse en entonnoir. Son critère décisif : sous le chapeau, des plis épais, fourchus et reliés entre eux, qui descendent sur le pied, et non de vraies lames fines. Sa chair est blanc crème, ferme, avec une odeur fruitée souvent comparée à l’abricot. Elle pousse sous feuillus et résineux, sur sol acide et bien drainé. Dans le Nord-Est, sa saison va de la fin août à la fin octobre ; près de la Méditerranée, elle peut durer jusqu’à Noël.
À ne pas confondre avec :
- le clitocybe de l’olivier (Omphalotus olearius), toxique : orange vif à cuivré, en touffes serrées au pied des arbres ou sur les souches (olivier, chêne, châtaignier), avec de vraies lames fines et serrées. Il provoque une gastro-entérite sévère. Il est surtout méridional et rare au nord de la Loire ;
- la fausse girolle (Hygrophoropsis aurantiaca) : orange, à vraies lames, chair molle, surtout sous les conifères. Longtemps dite comestible, elle est aujourd’hui soupçonnée de provoquer des troubles digestifs : écartez-la.
La chanterelle en tube
La chanterelle en tube (Craterellus tubaeformis), aussi appelée chanterelle grise ou girolle grise, est un excellent comestible de milieu et fin d’automne. Son chapeau de 3 à 7 cm, brun à fauve, se creuse en entonnoir ; dessous, des plis jaunâtres à gris ; son pied est jaune vif, creux et souvent tordu. Elle pousse en groupes dans les bois très humides, sur la mousse et près du bois pourri, jusqu’aux premières gelées.
Danger réel : le cortinaire très joli (Cortinarius rubellus), mortel, pousse dans les mêmes bois humides de conifères et a déjà été ramassé par erreur à la place de chanterelles en tube, notamment en Suède. Il porte de vraies lames rouille, et non des plis. Au moindre doute, écartez le champignon.
La trompette de la mort

Malgré son nom, la trompette de la mort (Craterellus cornucopioides) est un excellent comestible. Son nom latin signifie « en forme de corne d’abondance ». Elle forme un cornet creux gris-noir à brun sombre, rarement plus haut que 10 cm, à bord festonné. Sa face externe, gris bleuté, est lisse à simplement ondulée. Elle pousse en troupes, presque en tapis, dans la litière des hêtraies, chênaies et châtaigneraies, sur sol lourd, humide et argileux, d’août à novembre, surtout après de fortes pluies.
Sa couleur se confond avec les feuilles mortes : quand vous en voyez une, regardez autour, il y en a presque toujours d’autres. Elle se sèche très bien et se garde alors environ un an en bocal hermétique, à l’abri de la lumière.
Le pied de mouton
Le pied de mouton (Hydnum repandum) est l’un des champignons les plus sûrs pour débuter : sous son chapeau crème à ocre, il porte des aiguillons (de petites pointes de 3 à 6 mm) qui se détachent facilement, et non des lames ni des pores. Sa chair ferme et cassante est blanche. Il pousse d’août à novembre, parfois jusqu’en décembre, dans les bois humides de feuillus et de conifères, souvent en groupes ou en arcs de cercle. Son cousin, le pied de mouton roux (Hydnum rufescens), plus petit et plus orangé, est lui aussi comestible. Les vieux exemplaires deviennent amers.
Coulemelles et rosés des prés
La coulemelle
La coulemelle (Macrolepiota procera) domine les prairies et les lisières en septembre et octobre. Quatre critères doivent être réunis : un chapeau de plus de 10 cm, un pied chiné (zébré de brun), une chair qui ne rougit pas et un bulbe sans rebord net. Un pied lisse et une chair qui rougit évoquent la lépiote vénéneuse, fréquente dans les jardins et sur les composts. Toute « petite coulemelle » de moins de 10 cm doit être rejetée : ce peut être une petite lépiote mortelle.
Le rosé des prés
Le rosé des prés (Agaricus campestris) pousse d’août à novembre dans les prairies pâturées, en petits groupes ou en ronds. Il a un chapeau blanc de 4 à 10 cm, des lames rose vif puis brun chocolat (jamais blanches), un pied qui s’amincit vers la base, un anneau fragile, pas de volve, et une chair blanche qui ne jaunit pas.
Deux confusions sont graves. Les amanites blanches (phalloïde forme blanche, amanite vireuse) ont des lames blanches et une volve à la base : elles sont mortelles. L’agaric jaunissant (Agaricus xanthodermus), dont la base du pied jaunit vivement quand on la coupe, dégage une odeur d’encre ; c’est l’espèce toxique la plus souvent identifiée dans les intoxications recensées par l’Anses au second semestre 2024 (19,3 % des cas où l’espèce toxique a été identifiée).
Le lactaire délicieux
Le lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) pousse exclusivement sous les pins, et abonde en automne autour de la Méditerranée. Son chapeau orange est marqué de cercles concentriques et verdit en vieillissant. Coupez-le : il libère un lait orange carotte. Le lactaire à toison, toxique, a un chapeau rose poilu et un lait blanc. Le lactaire sanguin, lui aussi comestible, a un lait rouge vineux. Bon à savoir : le lactaire délicieux colore l’urine en rouge, sans aucun danger.
L’amanite des Césars : prudence absolue

L’amanite des Césars (Amanita caesarea), ou oronge, est un comestible réputé. Sa saison principale va de septembre à octobre. On la trouve surtout dans le Midi et le Sud-Ouest (Périgord, Languedoc, Roussillon, Var, Alpes du Sud), sous les chênes (dont le chêne vert et le chêne-liège) et les châtaigniers, sur des coteaux chauds et secs, en dessous de 1 000 m. Elle apparaît parfois au nord de la Loire les années chaudes. On observe des poussées spectaculaires après de fortes pluies d’orage succédant à une période sèche.
C’est cependant une amanite, le genre qui compte les champignons les plus mortels d’Europe. Elle réunit tous ces critères :
- un chapeau orange vif, lisse, généralement sans flocons blancs ;
- des lames jaunes ;
- un pied jaune portant un anneau jaune ;
- une grande volve blanche en forme de sac à la base.
L’amanite tue-mouches, toxique, a des lames et un pied blancs, un chapeau rouge à orange souvent couvert de flocons blancs (que la pluie peut effacer) et une volve réduite à des bourrelets. Ne consommez jamais une amanite encore enfermée dans sa volve (« œuf ») : à ce stade, une amanite mortelle peut lui ressembler. Si vous débutez, ne ramassez aucune amanite.
Les champignons toxiques et mortels d’octobre
Selon l’Anses, sur les 41 cas graves recensés au second semestre 2024, 56 % relevaient du syndrome phalloïdien, qui détruit le foie ; les trois décès de la période en faisaient partie. Octobre a été le mois le plus touché.
| Espèce | Danger | Où et quand | Confondue avec |
|---|---|---|---|
| Amanite phalloïde | Mortelle (foie) | Chênes, hêtres, châtaigniers, noisetiers, bouleaux, pins ; fin d’été et automne | Russules vertes, rosés des prés (forme blanche) |
| Petites lépiotes | Mortelles pour certaines | Pelouses, parcs, bords de chemins | Jeunes coulemelles |
| Galère marginée (Galerina marginata) | Mortelle (mêmes toxines que la phalloïde) | Bois mort, surtout de conifères | Pholiote changeante |
| Cortinaire couleur de rocou (Cortinarius orellanus) et cortinaire très joli (C. rubellus) | Mortels (reins) | Rocou : juillet à décembre, partout ; très joli : bois humides de conifères | Chanterelles en tube, autres petits champignons fauves |
| Entolome livide (Entoloma sinuatum) | Toxique (gastro-entérite sévère) | Bois clairs de feuillus, sol calcaire, jusqu’à la fin de l’automne | Clitocybe nébuleux, meunier |
| Lépiote vénéneuse | Toxique | Jardins, composts | Coulemelle |
| Agaric jaunissant | Toxique | Parcs, jardins, lisières | Rosé des prés |
| Amanite panthère | Toxique, parfois grave | Feuillus et conifères | Amanite rougissante, amanite épaisse |
| Tricholome équestre (Tricholoma equestre) | Toxique (atteinte des muscles) | Pins, sol sableux, automne-hiver | Longtemps consommé comme comestible |
- Syndrome phalloïdien (amanite phalloïde, petites lépiotes, galère marginée) : les premiers troubles digestifs n’apparaissent qu’après 6 à 24 heures, puis une amélioration trompeuse précède l’atteinte du foie, deux à trois jours après le repas.
- Syndrome orellanien (cortinaires) : les premiers signes surviennent de 12 heures à 20 jours après le repas (3 jours en moyenne) ; l’insuffisance rénale peut ne se révéler qu’après une à trois semaines et devenir définitive.
- Tricholome équestre : longtemps consommé, il a causé en France 12 cas de rhabdomyolyse (destruction des muscles), dont 3 mortels, dans le Sud-Ouest entre 1992 et 2000. Sa vente est interdite en France depuis 2005.
Plus d’informations : les champignons mortels et que faire en cas d’intoxication.
La météo qui fait pousser les champignons en octobre
- Pluie + fraîcheur : pour le cèpe de Bordeaux, les mycologues parlent de « choc thermo-hydrique » : une forte pluie accompagnée d’une baisse de température sous 15 °C. Les cèpes sortent environ 10 jours plus tard, tant que le sol reste entre 10 et 20 °C.
- Orages après une période sèche : ils déclenchent les poussées d’amanites des Césars dans le Sud.
- Fortes pluies : les trompettes de la mort sortent en abondance après de fortes pluies ; les chanterelles en tube aiment les bois très humides.
- Premières gelées : elles mettent fin à la saison de nombreuses espèces (coulemelles, chanterelles en tube). Les champignons à chair ferme, comme le pied de mouton, résistent mieux au froid.
Un automne sec peut être pauvre même en octobre ; un automne doux et pluvieux peut prolonger la saison jusqu’en novembre.
Bien cueillir et conserver sa récolte
- Cueillez le champignon entier, base comprise, en le faisant pivoter ou en dégageant le pied au couteau : la base (volve, bulbe) est indispensable à l’identification.
- Une espèce par compartiment : un seul champignon mortel peut contaminer un panier entier par ses fragments.
- Ne gardez que des exemplaires jeunes, fermes et sains ; laissez les vieux et les véreux.
- Transportez-les dans un panier ou une caisse aérée, jamais dans un sac plastique.
- Photographiez la récolte avant de la cuisiner : en cas d’intoxication, cette photo aide les médecins.
- Nettoyage : brossez et essuyez plutôt que de laver à grande eau (voir comment bien nettoyer vos champignons). Les trompettes, qui retiennent débris et insectes, se fendent en deux et se rincent rapidement.
- Conservation : 24 à 48 heures au réfrigérateur, dans un papier ou un torchon. Pour les garder plus longtemps : séchage (cèpes en lamelles, trompettes, chanterelles en tube) ou congélation après cuisson.
- Quantité : l’Anses recommande de ne pas dépasser 150 à 200 g de champignons sauvages par adulte et par semaine.
Idées de recettes d’octobre
Poêlée forestière (pour 4 personnes)
Préparation : 15 min · Cuisson : 25 min
- 600 g de champignons mélangés (cèpes, girolles, trompettes, pieds de mouton), 2 échalotes, 1 gousse d’ail, 30 g de beurre, 1 cuillère à soupe d’huile, persil, sel, poivre
- Coupez les cèpes en lamelles, laissez les girolles et les trompettes entières.
- Faites revenir les champignons dans l’huile à feu vif 5 minutes pour les faire rendre leur eau, puis jetez-la.
- Ajoutez le beurre et les échalotes, et poursuivez 20 minutes à feu moyen, jusqu’à ce que les champignons soient dorés et cuits à cœur.
- Ajoutez l’ail et le persil hachés en fin de cuisson, salez, poivrez.
Risotto aux trompettes de la mort (pour 4 personnes)
Préparation : 10 min · Cuisson : 30 min
- 250 g de trompettes, 300 g de riz arborio, 1 oignon, 1 litre de bouillon de légumes chaud, 10 cl de vin blanc, 50 g de parmesan, 30 g de beurre
- Faites cuire les trompettes à part, 20 minutes à la poêle avec une noix de beurre.
- Faites suer l’oignon haché, ajoutez le riz et nacrez-le 2 minutes, puis déglacez au vin blanc.
- Versez le bouillon louche par louche en remuant, pendant 18 minutes environ.
- Incorporez les trompettes, le parmesan et le reste du beurre hors du feu.
Questions fréquentes
Quel champignon ramasser en ce moment, en octobre ?
Les plus recherchés sont les cèpes, les girolles, les trompettes de la mort, les chanterelles en tube, les pieds de mouton, les coulemelles, les lactaires délicieux (sous les pins) et, dans le Sud, l’amanite des Césars. Leur présence dépend des pluies des deux ou trois semaines précédentes.
Quel champignon pousse en automne ?
L’automne (septembre à novembre) est la grande saison des cèpes, girolles, trompettes, pieds de mouton, coulemelles, lactaires, russules et laccaires. Les pieds bleus et les pleurotes arrivent en fin d’automne. Voir aussi notre calendrier complet.
Quelles sont les différentes variétés de cèpes ?
Il existe quatre cèpes nobles : le cèpe de Bordeaux, le cèpe des pins, le cèpe d’été et le cèpe bronzé. Tous sont comestibles et partagent des pores clairs (jamais rouges), un pied à réseau et une chair blanche qui ne bleuit pas.
Où poussent les cèpes ?
Sous les chênes, hêtres, châtaigniers, épicéas, sapins et pins, plutôt en lisière et dans les clairières, sur sol acide. Ils vivent en symbiose avec les racines de ces arbres : on ne les trouve jamais loin d’eux.
Quels sont les meilleurs cèpes ?
Le cèpe de Bordeaux et le cèpe bronzé sont les plus réputés pour leur chair ferme. En pratique, un jeune cèpe ferme, quelle que soit l’espèce, vaut mieux qu’un grand exemplaire aux pores verts et mous.
Quand ramasser les chanterelles et les girolles ?
La girolle se cueille de l’été à l’automne, jusqu’à fin octobre dans le Nord-Est et parfois jusqu’à Noël près de la Méditerranée. La chanterelle en tube est une espèce de milieu et fin d’automne, jusqu’aux premières gelées.
Comment conserver et nettoyer les oronges ?
Brossez le chapeau et retirez les restes de volve, sans laver à grande eau. Conservez-les au plus 24 à 48 heures au réfrigérateur dans un papier, et cuisez-les au moins 20 minutes à la poêle, comme tout champignon sauvage. Faites toujours vérifier une amanite avant de la manger.
Faut-il ramasser les champignons selon la lune ?
Les sources mycologiques que nous avons consultées relient les poussées à la pluie, à la température et à l’humidité du sol, pas aux phases de la lune. Surveillez plutôt la météo des deux semaines passées.
Que faire en cas de malaise après un repas de champignons ?
Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même si les symptômes semblent légers ou s’améliorent. Gardez les restes et les photos de la cueillette.
Les autres mois
Quels champignons ramasser en août · en septembre · en novembre · le calendrier complet · tous les champignons comestibles
Sources
- Anses, Intoxications accidentelles par des champignons, bilan juillet-décembre 2024 (2025).
- Wikipédia : Cèpe de Bordeaux, Girolle, Chanterelle en tube, Trompette de la mort, Pied-de-mouton, Lactaire délicieux, Cortinarius orellanus, Tricholoma equestre.
- Centre antipoison de Lille, Champignons et principaux syndromes toxiques.
- Mycologique.com, Où et quand trouver des amanites des Césars.
- Mycobota, Omphalotus olearius, clitocybe de l’olivier.
- Anses, Avis 2015-SA-0180 sur les variétés de champignons commercialisables.