Quels champignons ramasser en septembre ?

Mise à jour le 25 septembre 2026 · Par Mathieu · Notre méthode et nos sources

En septembre, vous pouvez ramasser des cèpes, des girolles, des coulemelles, des rosés des prés, des lactaires délicieux, les premiers pieds de mouton et les premières trompettes de la mort, ainsi que l’amanite des Césars dans le Sud. Septembre marque le passage de la saison d’été à la grande saison d’automne : les espèces d’août (cèpe d’été, girolle) sont encore là, et les espèces d’automne arrivent dès les premières pluies fraîches. C’est aussi le début de la période à risque : l’amanite phalloïde sort de la fin de l’été à l’automne, et les petites lépiotes mortelles poussent dans les mêmes prairies que les coulemelles.

⚠️ Les règles de base de l’Anses

Ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement. Séparez les espèces dans un panier (jamais de sac plastique). Faites vérifier votre récolte par un pharmacien ou une association mycologique, sans vous fier aux applications. Photographiez votre cueillette avant cuisson. Ne mangez jamais de champignons sauvages crus, cuisez-les 20 à 30 minutes et n’en donnez pas aux jeunes enfants. En cas de troubles après un repas : 15 ou centre antipoison.

Champignons de septembre : cèpe de Bordeaux, girolle, coulemelle, rosé des prés, lactaire délicieux et pied-de-mouton
Champignons de septembre (illustration générée par IA et vérifiée par la rédaction)

Quels champignons ramasser en septembre ? Le tableau

Champignon Où le chercher Confusion dangereuse à éviter
Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) Chênes, hêtres, châtaigniers, épicéas, sapins ; lisières, sol acide Bolet de fiel (amer), bolet de Satan (pores rouges)
Cèpe d’été (Boletus reticulatus) Feuillus, surtout chênes, par temps chaud et humide Bolet de fiel
Cèpe bronzé (Boletus aereus) Chênes et châtaigniers, régions chaudes Bolet de fiel
Cèpe des pins (Boletus pinophilus) Pins, sapins, épicéas, montagne Bolet de fiel
Girolle (Cantharellus cibarius) Feuillus et résineux, sol acide, mousse Clitocybe de l’olivier (toxique), fausse girolle
Coulemelle (Macrolepiota procera) Prairies, lisières, talus Lépiote vénéneuse, petites lépiotes (mortelles)
Rosé des prés (Agaricus campestris) Prairies pâturées Amanites blanches (mortelles), agaric jaunissant
Lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) Uniquement sous les pins Lactaire à toison (lait blanc)
Pied de mouton (Hydnum repandum) Bois humides de feuillus et de conifères Pas de sosie toxique (aiguillons)
Trompette de la mort (Craterellus cornucopioides) Hêtraies, chênaies, litière humide Pas de sosie dangereux courant
Russule charbonnière, russule verdoyante Forêts de feuillus Amanite phalloïde (mortelle)
Bolet bai (Imleria badia) Conifères et châtaigniers, sol acide Peu de confusion grave
Amanite des Césars (Amanita caesarea) Chênes et châtaigniers, Midi et Sud-Ouest Amanite tue-mouches, amanites mortelles à l’état d’« œuf »

Ce tableau indique ce qui peut pousser en septembre en France. Ce que vous trouverez dépend de votre région, de l’altitude et surtout des pluies des semaines précédentes : un mois de septembre sec reste souvent pauvre.

Les cèpes de septembre

Septembre voit se croiser les quatre cèpes nobles. Le cèpe d’été (Boletus reticulatus, ancien nom B. aestivalis) est encore présent, surtout sous les chênes ; le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) prend le relais dès que les nuits fraîchissent ; le cèpe bronzé, à chapeau brun noirâtre, aime les chênaies chaudes ; le cèpe des pins pousse sous les conifères, souvent en montagne.

Les critères communs

  • Pores sous le chapeau (une éponge, pas de lames), blancs puis jaunes puis vert olive, jamais rouges ni orangés.
  • Pied ventru orné d’un fin réseau blanc ou brun clair.
  • Chair blanche qui ne bleuit pas à la coupe.

Cèpe d’été ou cèpe de Bordeaux ?

Le cèpe d’été a un chapeau sec, velouté, qui se craquelle par temps sec, et un réseau qui descend souvent jusqu’à la base du pied. Le cèpe de Bordeaux a un chapeau plus lisse, un liseré blanc au bord, une chair légèrement rosée sous la peau du chapeau et un réseau limité au haut du pied. Les deux sont d’excellents comestibles.

Les faux cèpes

Le bolet de fiel (Tylopilus felleus) a des pores qui deviennent rosés et un réseau brun foncé à grosses mailles. Il n’est pas toxique, mais son amertume, qui augmente à la cuisson, rend un plat immangeable. Le bolet de Satan (Rubroboletus satanas) pousse à la fin de l’été sur sol calcaire, par temps chaud, souvent après les orages : chapeau blanchâtre, pores orange-rouge à rouge sang, pied renflé rose-rouge, chair qui bleuit, odeur désagréable en vieillissant. Il provoque des vomissements et diarrhées, même cuit.

Les girolles

La girolle (Cantharellus cibarius), ou chanterelle, est encore bien présente en septembre. Chapeau de 4 à 10 cm, jaune pâle à jaune d’œuf, en entonnoir ; dessous, des plis épais, fourchus et reliés entre eux qui descendent sur le pied ; chair blanc crème, ferme, à odeur d’abricot. Elle pousse sous les feuillus (notamment les bouleaux) et les résineux, sur sol acide et bien drainé.

Ne la confondez pas avec le clitocybe de l’olivier (Omphalotus olearius), orange vif à cuivré, qui pousse en touffes au pied des chênes, châtaigniers ou oliviers et sur les souches, avec de vraies lames fines et serrées : il provoque une gastro-entérite sévère. Il est surtout méridional. La fausse girolle (Hygrophoropsis aurantiaca), orange, à vraies lames et chair molle, pousse surtout sous les conifères ; longtemps dite comestible, elle est aujourd’hui soupçonnée de provoquer des troubles digestifs : écartez-la.

Coulemelles et lépiotes

La coulemelle (Macrolepiota procera) atteint son pic en septembre et octobre ; elle est surnommée « saint-michel » car elle abonde autour de la Saint-Michel, le 29 septembre. Elle pousse dans les prairies, lisières, clairières et talus herbeux. Quatre critères, tous obligatoires :

  1. un chapeau de plus de 10 cm à squames brunes ;
  2. un pied chiné, zébré de brun comme une peau de serpent ;
  3. une chair qui ne rougit pas à la coupe ;
  4. un bulbe arrondi sans rebord net, sans volve.

La lépiote vénéneuse (Chlorophyllum brunneum), fréquente sur les composts et dans les jardins, a un pied lisse, une chair qui rougit et un bulbe à rebord : elle représentait 12,5 % des espèces toxiques identifiées par l’Anses au second semestre 2024. La lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes), à pied lisse et chair rougissante, est comestible mais parfois mal tolérée. Enfin, les petites lépiotes, de moins de 10 cm, contiennent pour certaines les mêmes toxines que l’amanite phalloïde : ne ramassez jamais de « petite coulemelle ».

Le rosé des prés

Rosés des prés dans l'herbe : chapeau blanc et lames roses
Rosé des prés (Agaricus campestris) : lames roses puis brun chocolat, jamais blanches

Le rosé des prés (Agaricus campestris), ou agaric champêtre, pousse de la fin de l’été à l’automne (août à novembre) dans les prairies, les jardins et surtout les pâtures à chevaux ou à vaches, en petits groupes ou en ronds.

  • Chapeau blanc à blanc rosé, de 4 à 10 cm, soyeux à légèrement fibreux.
  • Lames libres, rose vif à saumon chez le jeune, puis brun chocolat. Jamais blanches.
  • Pied blanc, qui s’amincit vers la base (jamais de bulbe), avec un anneau blanc fragile et fugace.
  • Chair blanche, qui rosit légèrement à la coupe et ne jaunit pas. Odeur agréable de champignon.

Deux confusions graves. Les amanites blanches mortelles (amanite vireuse, forme blanche de l’amanite phalloïde) ont des lames blanches et une base bulbeuse dans une volve. L’agaric jaunissant (Agaricus xanthodermus) jaunit vivement à la base du pied quand on le coupe et sent l’encre ; c’est l’espèce toxique la plus souvent identifiée par l’Anses au second semestre 2024 (19,3 %). Les agarics sont nombreux et parfois difficiles à distinguer : le rosé des prés n’est pas aussi « facile » qu’on le dit.

Le lactaire délicieux

Le lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) pousse uniquement sous les pins, surtout dans les pinèdes chaudes et sèches. Chapeau orange marqué de cercles concentriques, qui se tache de vert avec l’âge ; pied court creusé de petites fossettes ; à la coupe, un lait orange carotte. Il colore l’urine en rouge, sans danger.

Le lactaire à toison (Lactarius torminosus), toxique, a un chapeau rose couvert de poils à la marge et un lait blanc : la couleur du lait suffit à les séparer. Le lactaire sanguin (Lactarius sanguifluus), au lait rouge vineux, est lui aussi comestible.

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Les premiers pieds de mouton et trompettes

Pieds de mouton ramassés en septembre, chapeaux crème et aiguillons
Pieds de mouton (Hydnum repandum)

Le pied de mouton (Hydnum repandum) commence à fructifier dès la fin de l’été, d’août à novembre. Son chapeau crème à ocre porte dessous des aiguillons (et non des lames ni des pores) qui se détachent au doigt. C’est l’une des espèces les plus sûres pour débuter : aucun champignon toxique ne présente d’aiguillons comparables. Son cousin roux (Hydnum rufescens) est aussi comestible.

La trompette de la mort (Craterellus cornucopioides), cornet creux gris-noir, sort d’août à novembre dans les feuilles mortes des hêtraies et des chênaies humides, surtout après de fortes pluies. Septembre en donne les premières poussées, octobre et novembre les plus belles.

Russules, bolet bai et amanite des Césars

  • Russule charbonnière (Russula cyanoxantha) : chapeau de 5 à 15 cm, du violet au vert olive ; lames blanches souples qui plient sans casser. Excellente, à saveur de noisette.
  • Russule verdoyante (Russula virescens) : chapeau vert dont la peau se craquelle en mosaïque. Comme toute russule verte, elle doit être déterrée : l’amanite phalloïde, verdâtre elle aussi, porte un anneau et une volve ; les russules n’en ont jamais.
  • Bolet bai (Imleria badia, ancien nom Xerocomus badius) : bolet brun chocolat des conifères et des châtaigniers, dont les pores jaunes bleuissent au toucher. Bon comestible, sans sosie dangereux courant.
  • Amanite des Césars (Amanita caesarea) : sa saison principale va de septembre à octobre, dans le Midi et le Sud-Ouest, sous les chênes et châtaigniers, souvent après des orages succédant à une période sèche. Elle réunit un chapeau orange, des lames jaunes, un pied et un anneau jaunes et une grande volve blanche en sac. L’amanite tue-mouches, toxique, a des lames et un pied blancs. Ne cueillez jamais d’amanite à l’état d’« œuf », et aucune amanite si vous débutez.

Les champignons toxiques et mortels de septembre

Espèce Danger Où Confondue avec
Amanite phalloïde Mortelle (foie) Chênes, hêtres, châtaigniers, noisetiers, bouleaux, pins, épicéas Russules vertes, rosé des prés (forme blanche)
Amanite vireuse Mortelle Bois acides, souvent de conifères Rosé des prés, agarics blancs
Petites lépiotes Mortelles pour certaines Pelouses, parcs, bords de chemins Jeunes coulemelles
Cortinaire couleur de rocou (Cortinarius orellanus) Mortel (reins) Partout, de juillet à décembre Petits champignons fauves
Bolet de Satan Toxique (digestif) Feuillus, sol calcaire, fin d’été Cèpes
Entolome livide (Entoloma sinuatum) Toxique (gastro-entérite sévère) Bois clairs de feuillus, sol calcaire Clitocybe nébuleux, meunier
Lépiote vénéneuse Toxique Jardins, composts Coulemelle
Agaric jaunissant Toxique Parcs, jardins, lisières Rosé des prés
Amanite panthère Toxique, parfois grave Feuillus et conifères Amanite rougissante

L’entolome livide, l’agaric jaunissant, la lépiote vénéneuse, l’amanite phalloïde et le bolet de Satan sont les cinq espèces toxiques les plus souvent identifiées dans les intoxications recensées par l’Anses entre juillet et décembre 2024. Les formes les plus graves (syndrome phalloïdien) donnent des premiers symptômes 6 à 24 heures après le repas, suivis d’une amélioration trompeuse avant l’atteinte du foie ; pour les cortinaires (atteinte des reins), le délai va de 12 heures à 20 jours (3 jours en moyenne). Des troubles qui apparaissent plus de six heures après le repas sont un signal d’alarme : appelez le 15 sans attendre. Voir les champignons mortels et que faire en cas d’intoxication.

La météo de septembre

  • Le déclencheur : pour le cèpe de Bordeaux, une forte pluie accompagnée d’une chute de température sous 15 °C (le « choc thermo-hydrique »). Les cèpes sortent environ 10 jours plus tard, si le sol reste entre 10 et 20 °C. Les premières pluies fraîches de septembre donnent souvent le coup d’envoi.
  • Chaleur et orages : ils favorisent encore le cèpe d’été, le cèpe bronzé, l’amanite des Césars et le bolet de Satan.
  • Sécheresse : après un été sec, il faut souvent attendre plusieurs pluies successives pour que les poussées démarrent.

Cueillette et conservation

  • Cueillez le champignon entier, base comprise : volve, bulbe et couleur de la chair au pied sont décisifs (amanites, agaric jaunissant, lépiotes).
  • Une espèce par compartiment dans un panier ; jamais de sac plastique, qui accélère la décomposition.
  • Gardez les champignons au frais : en septembre, un panier laissé au soleil ou dans une voiture chaude s’abîme en quelques heures.
  • Photographiez votre récolte avant la cuisine.
  • Nettoyage : brossez plutôt que de laver (voir comment bien nettoyer vos champignons).
  • Conservation : 24 à 48 heures au réfrigérateur dans un papier. Les cèpes se sèchent bien en lamelles ; la plupart des espèces se congèlent après avoir été revenues à la poêle.
  • Quantité : 150 à 200 g de champignons sauvages par adulte et par semaine au maximum, selon l’Anses.

Idées de recettes de septembre

Cèpes à la bordelaise (pour 4 personnes)

Préparation : 15 min · Cuisson : 25 min

  • 600 g de cèpes fermes, 2 échalotes, 2 gousses d’ail, persil plat, 4 cuillères à soupe d’huile, sel, poivre
  1. Séparez les chapeaux des pieds. Coupez les chapeaux en tranches épaisses, hachez les pieds avec les échalotes.
  2. Faites revenir les tranches de chapeau dans l’huile à feu moyen 20 minutes, en les retournant.
  3. Ajoutez le hachis de pieds et d’échalotes, poursuivez 5 minutes, puis l’ail et le persil hachés. Salez, poivrez.

Rosés des prés farcis (pour 4 personnes)

Préparation : 15 min · Cuisson : 30 min

  • 12 rosés des prés moyens, 100 g de chair à saucisse, 1 échalote, persil, 2 cuillères à soupe de chapelure, huile d’olive
  1. Ôtez les pieds, hachez-les avec l’échalote et le persil, et mélangez avec la chair à saucisse.
  2. Garnissez les chapeaux, saupoudrez de chapelure, arrosez d’un filet d’huile.
  3. Enfournez 30 minutes à 180 °C, jusqu’à ce que farce et chapeaux soient bien cuits.

Lactaires délicieux à la plancha (pour 2 personnes)

Préparation : 5 min · Cuisson : 20 min

  • 6 jeunes lactaires délicieux, 1 gousse d’ail, persil, huile d’olive, sel
  1. Essuyez les chapeaux et coupez le pied au ras.
  2. Faites-les cuire 20 minutes à feu moyen sur la plancha ou à la poêle, en les retournant, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
  3. Ajoutez l’ail et le persil hachés en fin de cuisson.
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Questions fréquentes

Quel champignon ramasser en septembre ?

Les cèpes, girolles, coulemelles, rosés des prés et lactaires délicieux sont les plus courants. Les pieds de mouton et les trompettes de la mort apparaissent, et l’amanite des Césars sort dans le Sud.

Quels champignons début septembre ?

Début septembre, on trouve surtout les espèces de fin d’été : cèpe d’été, cèpe bronzé, girolles, premières coulemelles et, dans le Sud, amanites des Césars, à condition qu’il ait plu.

Quels champignons fin septembre ?

Fin septembre, les espèces d’automne prennent le relais : cèpe de Bordeaux, coulemelles en pleine saison, rosés des prés, lactaires délicieux, pieds de mouton et premières trompettes.

Quel champignon pousse en septembre sous les pins ?

Le lactaire délicieux (lait orange), le cèpe des pins et le bolet bai. Attention au lactaire à toison, toxique, reconnaissable à son lait blanc.

Quand ramasser les pieds de mouton ?

D’août à novembre, parfois jusqu’en décembre. Les premiers apparaissent à la fin de l’été, mais octobre et novembre sont les meilleurs mois.

Avec quoi ne pas confondre le pied de mouton ?

Aucun champignon toxique ne porte d’aiguillons semblables. Les seuls sosies sont le pied de mouton roux (comestible) et des hydnes à chair dure et coriace, immangeables. Vérifiez donc toujours la présence d’aiguillons fragiles sous le chapeau.

Les lactaires sont-ils comestibles ?

Certains seulement. Le lactaire délicieux et le lactaire sanguin (lait orange ou rouge, sous les pins) sont comestibles ; le lactaire à toison (lait blanc) est toxique. La couleur du lait est le premier critère à vérifier.

Faut-il ramasser les champignons selon la lune ?

Les sources mycologiques que nous avons consultées relient les poussées à la pluie, à la température et à l’humidité du sol, pas aux phases de la lune.

Que faire en cas de malaise après un repas de champignons ?

Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même si les symptômes semblent légers ou s’atténuent, et gardez les restes et les photos de la cueillette.

Les autres mois

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Sources

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